arkOS : un OS dédié à l'auto-hébergement sur Raspberry Pi

- Auto-hébergement

La communauté autour du Raspberry Pi est devenu énorme en moins d’un an, avec beaucoup d’initiatives en rapport de près ou de loin avec l’auto-hébergement.

J’ai récemment découvert arkOS qui fait partie de ces solutions dont la vocation est de permettre d’avoir un espace sur le web à soi auto-hébergé et d’ajouter des modules en fonctions de ses besoins.

L’intérêt d’arkOS, c’est que ce n’est pas qu’une distribution, c’est un véritable éco-système, dont voici l’entête de leur site.

Your data, your rules.

L’objectif est clair et limpide, héberger ses données chez soi sur son Raspberry Pi. C’est tellement clair que cela m’a donné envie de dépoussiérer mon Raspberry Pi pour pouvoir le tester, même si il est indiqué partout que la stabilité n’est pas encore au rendez-vous…

L’installation

Tout d’abord, il faut télécharger un petit “installeur, c’est simplement un application qui va configurer votre carte SD pour y installer arkOS dessus et rendre la SD carte bootable. Fini les débuts laborieux ou il fallait utiliser la commande dd dans le terminal pour copier le contenu d’une image sur la carte SD.

Capture de l'accueil de l'installeur arkOS
Capture de l'accueil de l'installer de arkOS

Cette étape est très bien expliqué, télécharge automatiquement la dernière image disponible et m’aura pris environ 30 minutes, ce qui est beaucoup tout de même. Mais c’est arce que j’ai eu quelques petits soucis : une de mes cartes SD a cramé lors de l’écriture de l’image puis parce que la seule carte SD qui me restait était lente.

Une fois l’installation terminée, il faut plugger la carte SD dans la Raspberry Pi et connecter ce dernier à votre réseau. Pour vous faire gagner du temps, connecter le directement à votre routeur, j’ai essayé de le connecter à ma machine avec un serveur DHCP, mais impossible de me connecter à l’interface d’admin, normalement accessible à l’adresse : http://arkos:8000.

Et même après l’avoir connecté à ma Freebox impossible de m’y connecter, obligé d’ouvrir l’interface d’admin de la Freebox, de parcourir la liste des machines connectées au réseau pour enfin trouver l’IP du Raspberry Pi et enfin pouvoir accéder à l’administration d’arkOS.

Un petit peu laborieux, mais voilà j’y suis parvenu.

Genesis

Genesis est le nom donné à l’interface d’administration d’arkOS, lors de mes tests Genesis était en version 0.3 et il est bien précisé sur le site que c’est encore une version bêta et que de nombreux bugs peuvent survenir. Après mes périgrinations pour connaître l’IP de mon Raspberry Pi, je peux enfin ouvrir mon navigateur pour accéder à Genesis et commencer à tester.

Capture du login de Genesis
Capture du login de Genesis

Déjà je dois dire que j’apprécie beaucoup le design qui a été récemment mis à jour, simple mais efficace.

Ensuite, Genesis est le centre de contrôle d’arkOS, c’est avec cet outil que l’on va pouvoir monitorer son Raspberry Pi, installer des nouveaux packages, configurer des sites web,… C’est le centre névralgique d’arkOS.

L’ensemble est vraiment facilement configurable et c’est agréable à utiliser grâce à l’interface full-ajax, à une UX bien pensée et à son design (je vous ai dit que j’aimais beaucoup le design?) qui indique très clairement lorsqu’une opération est en cours de réalisation en arrière plan.

Capture du dashboard de Genesis
Capture du dashboard de Genesis

Bon voilà, c’est fini pour les choses intéressantes, que puis-je dire de plus à part que c’est buggué, énormément buggué. J’ai réussi à installer des packages supplémentaires, ajouter des applications mais impossible de faire fonctionner maria-db à cause d’un soucis de socket, impossible de réinstaller des packages en erreur,…

Il n’est pas rare de devoir redémarrer Genesis ou carrément le Raspberry Pi après qu’une commande ne se soit pas bien terminée, il m’est même arrivé en voulant installer un site WordPress que le Raspberry Pi freeze, hard reboot…

Conclusion

Comme le site l’annonce, il est trop tôt pour utiliser arkOS aujourd’hui pour autre chose que des tests et je suis tout à fait d’accord. Il y a encore énormément de travail à fournir pour améliorer la stabilité et corriger les innombrables bugs des très nombreuses applications proposées par l’équipe d’arkOS.

Mais, car il y a un mais, arkOS est vraiment prometteur, en partie grâce à son éco-système qui est un petit peu fourni, il pourrait promouvoir l’auto-hébergement s’ils arrivent à améliorer la stabilité et corriger les bugs encore très présent, je me pencherai à nouveau sur arkOS. Bref, wait and see…

Partager sur Twitter